Le poète et écrivain martiniquais est mort à Paris le 3 février 2011. Les Martiniquais ont voulu lui rendre hommage en organisant une veillée funèbre dans la tradition culturelle de l’île : musique, tambours, chants, poèmes, etc. Son ami, l’écrivain Patrick Chamoiseau s’est alors adressé à lui  avec ces mots  : « Cher Maître, dans un texte déclamé face à la foule, "Cher Maître, la Lézarde du pays réel a traversé la contrée des rocailles, notre vieille vallée des larmes, notre allée des soupirs, elle a connu sans rémission le delta des ravages, l’océan des douleurs, puis de l’autre connaissance du pays des sans chapeau. […] La lézarde a aussi enfanté des poètes – t’a distingué poète – […] » Il faisait référence à La Lézarde, le roman d’Edouard Glissant qui a obtenu le prix Renaudot en 1958.

Pour saluer le départ du poète, Clara Vincent, étudiante en année spéciale de journalisme, a interviewé Adams Kwateh, journaliste à France Antilles mais surtout ami de l’écrivain. Elle l’a interrogé sur les concepts d’antillanité et de créolité qui ont traversé l’œuvre d’Edouard Glissant.



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Elle l’a également interrogé sur le concept du tout-monde imaginé par Edouard Glissant et sur l’image que ce dernier laissait à ses compatriotes.

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Edouard Glissant est inhumé aujourd’hui, mercredi 9 février, dans le cimetière du Diamant.