A la fin des années soixante-dix, un banquier, sur fond noir, en voulait à notre argent et le disait sans détour. La publicité de la BNP Paribas ne prenait pas de gant et même à l'époque, cette brutalité triomphante paraissait quelque peu caricaturale.
Depuis, les choses ont changé. La crise est passée. Notamment celle des « subprimes ». La confiance n'est plus automatique, le client doit être rassuré. Les banques ont fait évoluer leur communication en conséquence. Mais notre argent les intéresse toujours.
Décryptage avec Sylvia Palma, linguiste à l’université de Reims.



«Les slogans ne peuvent se comprendre que lorsqu'on découvre la campagne d’affichage. Celle de la Banque Postale propose des définitions de mots qui impliquent le client. Le conseiller est là pour permettre au client d’envisager l’avenir avec sérénité. »



« L’élargissement des activités de La Poste a donné naissance à la Banque Postale. Il était important d’insister sur cette particularité par " bien plus qu’une banque ". »



« Le slogan permet de préciser la notion de bon sens, déjà présente dans l’ancien slogan. Par le contenu et par le visuel (flèche), la banque indique qu’elle s’occupe de l’avenir de ses  clients. »



« Comme toutes les banques mutualistes, le Crédit Mutuel bénéficie d’un peu plus de confiance que celles purement commerciales. Le slogan met l’accent sur le dialogue. Vue l’insistance graphique sur l’article défini, on a l’impression que l’émetteur suggère qu’il est le seul à qui ont peut effectivement parler. »


Recueilli par R. C., R. D. et F. H.