DSC_0903.JPG

Pour s'épargner la corvée du lavomatic, Camille Drouet a décidé d'emprunter la machine à laver d'une copine.

« Il y a bien une chose que je déteste : perdre deux heures sous les néons blafards du lavomatic. Mais face au panier à linge qui déborde, pas le choix. Enfin, pas si sûr. Un soir de pérégrinations sur le Net, je tombe sur lamachineduvoisin.fr. Le principe est simple : on s'inscrit, on cherche les machines près de chez soi, on envoie une demande et hop ! On rencontre du monde en faisant sa lessive, moyennant un petit dédommagement. Je me lance. Bingo ! Trente machines dans ma ville.

Première déception : certains tarifs me font prendre les néons du lavomatic pour des boules à facettes : 6 euros le lavage. Je contacte ceux qui ouvrent leur tambour pour 2 euros. Deuxième écueil : les jours passent, le linge sale s’entasse. Pas de réponse. Alors que j’en suis réduite à mettre des chaussettes dépareillées, enfin un mail. FX (son pseudo) propose même l’apéro. Il vit à l’autre bout de la ville, mais tant pis. Quelques messages plus tard, impossible de trouver un créneau horaire qui nous convienne à tous les deux. Et plus de chaussettes ! Amusée par mes tribulations, une copine me propose sa machine. Le soir-même, un verre à la main, on refait le monde et la lessive, à peine gênées par le bruit de l’essorage. C’est vrai que la lessive chez la copine, il fallait y penser. »