DSC_2237.jpgLa Bretonne Marie-Anne Le Berre devait se rendre à Toulouse quelques jours pendant les vacances d'été. Face au prix prohibitif du billet de train Vannes-Toulouse, elle a opté pour le covoiturage.

« Durant l'été 2010, je devais me rendre dans la ville rose. Au guichet de la gare, le couperet est tombé : 350 euros l’aller-retour. Il ne m'en a pas fallu plus pour que je dépose une annonce sur covoiturage.fr. En trois jours, quatre personnes ont répondu. Quelques coups de fil plus tard, je suis parvenue à fixer un lieu et une heure de rendez-vous qui convenaient à tous.

Le trajet et les pauses café qui l'ont jalonné nous on incité à la conversation. Au fil des sept heures de route, j'ai découvert des personnalités : une enseignante, un infirmier globe-trotteur, un intermittent du spectacle et un étudiant en psychologie. À l’époque, j’étais chargée d’affaires dans le milieu bancaire. Nous formions une belle brochette allant de 20 à 37 ans, partie pour une aventure conviviale de quelque 678 kilomètres. Un vrai moment de partage. L'un d'eux avait même ramené de quoi grignoter.

Bilan de la journée: de belles rencontres et, en prime, l’intégralité des frais de route remboursés. Petit bémol au retour. J’ai embarqué une étudiante, encore alcoolisée de la veille, qui est arrivée un sac plastique à la main. Sac dans lequel elle a vomi toutes les dix minutes pendant une bonne partie du trajet. Heureusement, l’air frais s’engouffrant par les fenêtres et la radio m’ont aidée à garder le cap. »