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Le 29 octobre 2001, Jean-Pierre Roux-Durraffourt se rend dans le centre ville de Tours.
Pendant une demi-heure il tire au hasard sur les passants. Il tue quatre personnes et en blesse sept autres. Ce cheminot, passionné de tir sportif, s’entraînait régulièrement avec sa carabine 22 long rifle dans un stand de tir. Pour son avocat, Jean-Michel Sieklucki, ce sont les troubles psychiatriques du tueur qui étaient en cause.

La situation en France n’est pas comparable avec celle des États-Unis où, entre 1984 et 2008, se sont déroulées deux tiers des tueries de masse. Mais l'Hexagone à tout de même connu quelques cas, comme la tuerie de Nanterre en 2002, huit morts, ou encore celles de Toulouse et de Montauban en 2011, sept morts. Dans un livre intitulé Tueurs de masse, Julien Marcel, expert en sécurité et criminologie, y voit une manifestation de « l'hypermodernité » des sociétés où progressent l'individualisation et la dislocation des communautés. Les tueurs de masse sont souvent soit des adolescents, soit des adultes de 35/45 ans, deux époques de crises existentielles. « La survenance d'une tuerie de masse est plus probable dans un espace géographique où l'ascenseur social est en panne » ajoute-t-il. Ce qui, ajouté au nombre exponentiel d'armes pourrait se révéler explosif.