72_dpi_arwen_tof.jpg« L’école que je préfère, c’est celle dans laquelle je suis aujourd’hui » explique Arwen. A 11 ans, il est en quatrième et ne tient en place que quand un sujet le passionne. Arwen est un cas extrême et c’est peu dire que son parcours scolaire est une odyssée. Sa famille et lui ont tout testé : maternelle et CP en école Montessori, CE1 en école publique, CE2, CM1 et CM2 à domicile et en collège privé.

En CE1, il est déclaré « intellectuellement précoce ». En cinquième, il est diagnostiqué autiste de haut niveau. Dans l’école publique, « on s’est retrouvé  face à un système hyper rigide », explique Éloïse, sa mère. À 8 ans, après quelques mois d’instruction à domicile, le garçon a déjà le niveau pour entrer en sixième.

L’imaginer avec des jeunes de 12 ans inquiète sa famille. Ils font alors le choix d’une classe EIP, « enfants intellectuellement précoces », dans un collège privé. « Il a eu dix copains d’un seul coup, avec les mêmes centres d’intérêts, la même façon de penser », raconte Éloïse. Une intégration réussie, mais qui ne s’est pas faite sans critiques : l'institutrice du public, très critique vis-à-vis des pédagogies alternatives, les grands-parents inquiets, les soupçons de sur-stimulation… Autant de tempêtes que le tempérament résolument optimiste d’Éloïse efface.

A. L. (photo EPJT)