« A la différence du cannabis qui rend mou, la cocaïne est excitante », raconte Jessica*, 24 ans, barmaid dans un grand hôtel parisien. Pour elle, « tout le monde en prend dans la restauration ». Habituée du produit, elle décrypte ses effets en quelques mots : « Puissance, maîtrise et ça facilite le contact avec les autres. » Paula a le même âge, mais évolue dans le milieu étudiant. En faculté d’art dramatique, elle aussi prend de la coke en soirée. « Les effets dopants et stimulants prennent le dessus. Tu peux boire tant que tu veux, tu ne sera pas bourré, et tu ne ressens aucune fatigue. » Il y a dix ans, ces soirées se déroulaient quasi exclusivement dans les milieux huppés. Traders, jet-set, milieu de la publicité. Désormais, la « C », comme on la surnomme, touche aussi les classes moyennes. Employés, cadres, artisans… Moins chère et plus disponible, elle se répand de manière insidieuse. Depuis les années deux mille, sa consommation se banalise jusqu’à devenir le produit illicite le plus consommé en France après le cannabis.

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COCAINE

Photo : Andrea Motta