« Dès le départ, nous avons passé beaucoup de temps sur notre business-model. Pour éviter de nous faire dévorer par la concurrence. » Se faire une place dans le monde du drone est l’objectif numéro 1 d'Antoine Machon et Antoine Lagarde, les deux anciens étudiants de l'école d'ingénieurs Polytech’ Tours à la tête de Drone Contrast. « Si les amateurs ont pu survivre jusqu’à maintenant, c’est parce que la demande était supérieure à l’offre », renchérissent-ils. Ils en ont fait le constat :  ce système arrive à son terme et les opérateurs les moins solides seront amenés à disparaître.

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Se diversifier pour se démarquer est donc le leitmotiv des deux Antoine. Drone Contrast tourne autour de trois activités prévues dès la conception de l’entreprise pour avoir un avantage concurrentiel. Ils proposent un service de prises de vues aériennes haut de gamme, destiné avant tout à la publicité et au cinéma. Ils peuvent ainsi réaliser des plans aériens en haute définition d’une voiture lancée à pleine vitesse pour un coût bien inférieur à celui entraîné par la location d’un hélicoptère. Grace à leur agrégation délivrée par la DGAC et à leurs brevets de pilotage, ils forment d’autres pilotes. « C’est une activité qui nous prend de plus en plus de temps tant la demande est forte. »

Cette formation se fait en double-commande, comme à l’auto-école. Ainsi, les instructeurs ont la main sur le drone de leur élève en cas de problème. Pour valoriserleurs connaissances techniques, les deux jeunes ingénieurs proposent à leur clients d'améliorer des drones vendus dans le commerce. Ceux-ci peuvent alors effectuer des tâches bien précises comme par exemple, la prise de vue en caméra thermique, utilisée dans le BTP.

Le fournisseur principal de Drone Contrast est le constructeur chinois DJI. Leurs drones sont programmés pour ne pas dépasser un rayon de 100 mètres autour du point de décollage conformément à la loi, et leur vitesse maximum de oscille entre 60 et 70 kilomètres/heure.

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Les deux entrepreneurs ciblent une clientèle haut de gamme. Il leur était donc indispensable d’acheter du matériel pointu dès le départ. « À la création de la boîte, nous avions déjà investi plusieurs milliers d’euros. C’est comme la bourse, il faut prendre des risques pour réussir. » Et après ? La machine Drone Contrast semble bien lancée, et les deux jeunes patrons envisagent d’embaucher un salarié. En plus du stagiaire de leur ancienne école.

Clarisse BOULAIN, Thomas CHATRIOT et Quentin RAILLARD

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