Contrairement à l'idée répandue, dans la grande majorité, les consommateurs contrôlent leurs prises. Ils sont bien loin de l’image communément répandue, comme celle ci-dessous, du junkie bon à rien et défoncé toute la journée. Non, eux restent actifs et les effets de la « c » sont peu visibles.

Photo : Juice

L’amateur de cocaïne est d’autant plus difficile à appréhender qu’il échappe aux moyens de repérage habituels. Et pour cause, il peut très bien ne rester qu’occasionnel sans tomber dans la dépendance. Malgré des risques bien réels, la cocaïne n’est pas le problème majeur dans les centres de soin. De leur côté, les services de police n’ont pas les moyens suffisants pour identifier les clients et leurs dealers.

L’Etat constate cette banalisation mais ne cherche pas à l’enrayer. Il n’existe pas encore de prévention spécifique à la cocaïne. Souvent, les jeunes ne voient la fameuse poudre blanche pour la première fois, qu’à travers le grand écran d’une salle de cinéma. Ce qui contribue à diffuser cette image cool et branchée de la coke et à désinhiber les jeunes quand ils la verront pour la deuxième fois, pour de vrai cette fois, au cours d’une soirée.

 

I. C., E. P.-N. et G. S.

La suite de notre dossier

Blanche, l'insidieuse avalanche
Cocaïne, risques et dépendance
La “ C ” dope le box-office