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Samir, 28 ans

Vendredi 13 novembre 2015, une heure après la prise d'otage au Bataclan à Paris, les survivants commencent à raconter. Parmi eux, un homme conclut sur France Info sa terrible histoire en affirmant avoir entendu les assaillants crier : « Allahu akbar ! »  Très vite, on sait que l'attaque vient de Daesch. Aussitôt, les réseaux sociaux sont assaillis. Parmi la vague de solidarité avec les victimes, il y a ceux qui expriment leur agacement : « Encore eux ! » Le Front national, comme a son habitude, assure avoir prévenu et Marion Maréchal-Lepen déclare que les mulsulmans ne « peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique ». Philippe de Villiers s'essaye même aux néologismes et parle de « mosqueïsation » de la France… Dès le lendemain, des lieux de culte sont taggués et, à Pontivy, une manifestation est organisée lors de laquelle Maghrébin est passé à tabac…

Propos outranciers propres aux extrêmes ? Comme en janvier 2015, certains demandent, comme Alain Juppé, que la communauté musulmane se « désolidarise » des attentats. D'autres exigent des « musulmans modérés » qu'ils prennent position. Comme s'il y avait avait un islam « violent » et un islam « gentil ». Ils sont cependant nombreux à prendre la parole et à constester : l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme. Ils ne sont pas a priori complices. Juste atterrés, comme l'immense majorité des Français, par la violence et la mort de leurs compatriotes.

Nous avons rencontré Samir quelques mois après les attentats de janvier 2015. Comme près de 2 millions de Français, il est musulman. Loin des préjugés, le jeune homme de 28 ans pratique l'islam avec passion. Mode de vie, chemin à suivre… il livre sa vision d'une religion souvent mal comprise.


Au fil d'une prière par asjtours

 

Thomas CHATRIOT